Classement Pisa 2025 : et si le vrai problème n'était pas le temps passé à réviser, mais la manière d'apprendre ?

La publication du classement Pisa 2025 (*) m'a choqué. Les résultats des jeunes Français de 15 ans sont les plus bas mesurés depuis vingt ans par l'OCDE, avec un décrochage marqué en mathématiques et en compréhension de l'écrit.
Dans Les Echos du 10 septembre, l'économiste Xavier Jaravel, président délégué du Conseil d'analyse économique, chiffre les conséquences à long terme : jusqu'à 150 milliards d'euros de PIB en moins d'ici 2050 si le niveau ne se redresse pas, et un manque à gagner déjà estimé à 65 milliards d'euros de recettes fiscales par an.
Ce sont des chiffres macroéconomiques. Mais ce qui a retenu mon attention, c'est le remède qu'il propose. Le plan porté par le CAE ne mise pas sur davantage d'heures de cours ou une augmentation des effectifs dans l'enseignement; Il mise sur la méthode : formation renforcée des enseignants, approches pédagogiques dont l'efficacité est prouvée, accompagnement ciblé des élèves en difficulté.
Le problème n'est pas le volume. C'est la méthode.
C'est exactement ce que j'observe à mon échelle, en accompagnant des collégiens et des lycéens à domicile. La difficulté d'un élève n'est presque jamais un manque de travail. C'est très souvent :
une incapacité à distinguer l'information essentielle de l'accessoire dans un cours ou un chapitre
une méthode de révision mal adaptée à l'élève, sans hiérarchiser ni structurer
une charge mentale telle que l'élève ne sait plus par où commencer, et finit par ne rien retenir
La carte heuristique (mind mapping) répond directement à ce problème. Elle donne à l'élève un outil concret pour :
trier : identifier ce qui compte vraiment dans un chapitre plutôt que de tout traiter au même niveau
structurer : organiser visuellement les idées d'un cours, d'une dissertation, d'un exposé
mémoriser autrement : s'appuyer sur une représentation visuelle plutôt que sur la seule relecture linéaire
Ce n'est pas une solution miracle, et ce n'est pas non plus une nouvelle matière à apprendre. C'est une méthode de travail qui s'acquiert progressivement, et qui reste utile bien après la fin de la scolarité; pour préparer un exposé, structurer un raisonnement, ou simplement apprendre à apprendre.
C'est en tout cas ce que j'observe année après année, à mon échelle, sur cet angle précis : pas sur les matières elles-mêmes, mais sur la façon d'organiser ce qu'il y a à en retenir.
A noter : Il existe de nombreuses manières de faire de la carte heuristique une méthode de travail efficiente, même en entreprise.
(*) Pisa: Programme international pour le suivi des acquis des élèves, est une enquête menée tous les trois ans par l'OCDE auprès d'élèves de 15 ans dans une vingtaine de pays, évaluant leurs compétences en mathématiques, compréhension de l'écrit et sciences.



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